pour la petite histoire
Suite à divers emplois sur des fermes et herboristeries à travers le Québec et des études à l’ITA de La Pocatière, j'ai choisi en 2010 de me lancer dans l’aventure du maraîchage biologique au Kamouraska. Après avoir cultivé à St-Pacôme, puis St-Pascal, c’est en 2013 que j'ai déposé les râteaux pour de bon à St-Germain-de-Kamouraska, face au fleuve. Mon Jardin À tout vent partage cultures, mise en marché, coups de main et enthousiasme avec une « entreprise sœur », Le Jardin du Banquet.
Convaincue que les solutions aux grands troubles de notre époque viendront, entre autres, de l’économie locale et de l’agriculture durable, je trouve une grande joie à produire des tisanes, fruits et légumes frais, sains, beaux et naturels pour des gens qui l’apprécient en suivant les saisons.
Les techniques de permaculture sont une source d’inspiration pour moi et le jardin d'un demi hectare est cultivé de façon non mécanisée et sur buttes permanentes avec un souci constant d’enrichir la vie du sol, d'augmenter la biodiversité et de diminuer la dépendance au pétrole.
Au plaisir,
Clotilde
Microagriculture bio-intensive
Eliot Coleman dans le Maine et, plus près de chez nous, Jean-Martin Fortier, sont des pionniers de la microagriculture bio-intensive non mécanisée. Ils ont prouvé qu’une production écologique et bien réfléchie peut être beaucoup plus productive au mètre carré que l’équivalent fait au tracteur. C’est ainsi qu’un maraîcher travaillant manuellement pourra, par exemple, semer de 6 à 10 rangs de carottes sur une bande de 4 pieds de large alors qu’un tracteur n’en sèmera que 3, devant laisser la place pour les outils de désherbage, etc.
Cela, combiné à la création de plusieurs outils manuels extrêmement précis et efficaces au cours des dernières décennies, permet une grande productivité sur une toute petite surface sans charge de travail démesurée et sans nuire à la santé des sols.
Pour en savoir plus :
Jean-Martin Fortier - Le jardinier maraîcher
Eliot Coleman - The four season farm
La permaculture
La permaculture, quant à elle, cherche à concevoir des installations humaines harmonieuses, durables, résilientes, économes en travail et en énergie comme les écosystèmes naturels. Ses concepts de design reposent sur un principe essentiel : positionner au mieux chaque élément de manière à ce qu’il puisse interagir positivement avec les autres.
Il s’agit alors de s’assurer que chaque fonction est remplie par plusieurs éléments et que chaque élément a plusieurs fonctions. Par exemple, des poules, en plus de fertiliser le sol de la serre et de produire des œufs, pourraient manger les vers des pommes tombées au sol afin d’en réduire la reproduction, si elles ont accès au verger. Par ailleurs, la serre pourrait être l’abri des poules en plus d’être un lieu de culture, etc., etc.
Ce concept, mis de l’avant il y a 40 ans par 2 Australiens, a également beaucoup à apporter à la réflexion actuelle sur la création d’agrosystèmes productifs, autonomes et résilients. Plusieurs spécialistes réalisent ici encore que, conçus comme des écosystèmes, les jardins de petite taille peuvent se révéler d’une productivité insoupçonnée et devenir des solutions parfaitement adaptées à l’ère de l’après-pétrole. La ferme du Bec Hellouin, où j'ai eu la chance de suivre une formation sur l'implantation d'une forêt-jardin en mars 2017, est un exemple éloquent de tout cela mis en pratique sur une ferme en production commerciale. De quoi donner espoir!
Pour en savoir plus :
La ferme du Bec Hellouin en Normandie
L’herboristerie
Les plantes médicinales sont les alliées des humains depuis les temps les plus anciens. Elles agissent en douceur et en constance. Elles sont partout, sous nos pieds, derrière les buissons, dans les sous-bois, dans les jardins, dans les cuisines. Il n’en tient qu’à nous de nous réapproprier ce savoir, de faire vivre une tradition et de savourer l’autonomie qui en découle.
Pour en savoir plus :
La Guilde des herboristes du Québec